Depuis ma rupture, je vis dans un monde qui me pousse à aller toujours vers d’autres mondes. Je ne peux donc m’empêcher chaque jours de sortir de chez moi, même pour un simple café. Lorsque je rentre ensuite dans mon appart, je me sens enfin bien d’être seul. Cependant, tant que je n’ai pas réalisé cette action d’aller voir ce qui se passe dehors, je ne peux être serein. Alors la magie opère dès lors mon quotas social assouvi. Je peux me lancer dans les activités qui me font rêver et que d’autres ne comprennent pas. Ma plume se balance sur la page en portant des pantoufles et en imaginant l’océan ainsi que son coucher de soleil. Cependant, cette sérénité n’a pas toujours était présente. J’occupe un travail qui me condamne à la solitude pour une grande partie de la journée, ce qui m’a beaucoup fatigué pendant un temps. Je regardais la vie des autres sur mon écran et je me disais « Sérieux, pourquoi moi, j’ai une vie de merde ». La souffrance de cette frustration devenait donc ma seule compagnie.

Donc, dans cet article, je vais proposer différents moyens que j’ai pratiqué pour pouvoir changer de regard face à la solitude.

Photo de Sasha Freemind sur Unsplash

La solitude ne signifie pas abandon

Nous avons tous des besoins sociaux et émotionnels qui nous poussent à échanger avec nos proches, notre voisin ou la boulangère. Lorsque ces besoins ne sont pas assouvis, on ressent rapidement qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce qui peut donner lieu à un manques affectif non négligeable. 

Dans cette situation, la solitude finit par être pesante et désagréable. La source de la souffrance n’a donc plus rien avoir avec la solitude, mais provient bien de ces besoins qui ne sont pas comblés. 

Pour ne pas finir dans cet état de solitude qui ne nous apporte rien de plus que de la frustration, rien de mieux que de prendre son courage à deux main et de sortir de sa bulle pour renouer avec la civilisation. En très peu de temps, ce mauvais sentiment d’inconfort disparaît et permet de laisser place à une certaine forme de sérénité. 

Le pouvoir de la solitude

Qu’est-ce que la solitude ? 

C’est une période, dont la durée varie en fonction de la situation, dans laquelle nous sommes isolé d’autrui. Il existe deux types de solitude, celle qui est choisie et celle imposée

Donc, en quoi cette solitude peut devenir un pouvoir ? 

Comme énoncé, elle peut être choisie ou subie. Lorsqu’elle est subie, elle peut avoir de grosses conséquences sur notre santé, notamment sur la tension. Elle génère de l’inconfort et elle est anxiogène. 

Pendant mes débuts à la SNCF, lors de ma prise de fonction, j’étais toujours accompagné d’un agent dans le poste. On passait du bon temps et c’était agréable. Ensuite je suis passé à ce qu’on appelle « la réserve », l’équipe qui remplace les titulaires. J’ai eu des plannings qui changeaient à tout-va et également de plus en plus de séance seul. Alors, j ai fait comme beaucoup de monde. Je me suis mit aux séries et à jouer au téléphone, etc. En quelques mois, j’ai perdu la boule. Je me suis complètement détaché du monde ce qui a rendu possible ma dépression. 

Être seul sur une île n’est pas toujours chose évidente.

A en rendre fou les plus sages.

Cependant, acceptée, la solitude se transforme en un temps extrêmement productif. L’utiliser dans un objectif bien précis ou dans une activité qui nous tient à coeur, nous donne de la force. Elle permet, entre autre, aux personnes les plus créatives de laisser leur art s’exprimer, aux personnes les plus introverties de se ressourcer ou encore aux personnes ne partageant pas les idées d’un groupe, d’être elle-même. 

Bref, la solitude est une période où l’état d’esprit joue un rôle primordiale pour notre santé. Soit on touche à la destruction, soit à la création. Encore cette fameuse perception qui change tout.

Photo de Caleb George sur Unsplash

Personne n’est jamais vraiment seul

« Il y a des jours, des mois, des années interminables
où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et
des secondes qui contiennent tout un monde. » 

Jean d’Ormesson

Le temps est relatif et chacun le sait. Nous sommes 7,637 milliard d’individus sur Terre. Il y a donc de grande chance de ne pas trouver chaussure à notre pied dans l’année (je parle de personne avec qui bien s’entendre). Elle se trouvera peut-être l’année suivante. La patience est une vertu qu’il faut travailler. Tout vient à point à qui sait attendre. Bref, j’arrête les phrases d’ancien qui sont lourdes de sens, lorsqu’elles sont décortiquées. 

D’autre part, l’homme entretient une relation très intime avec le temps. Il en est sa source d’inspiration, du plus jeune âge au plus avancé. Il faut l’utiliser de la manière la plus utile possible pour avancer dans les projets qui nous tiennent à coeur. Quitte à se déconnecter du monde sur-connecté.

C’est pour cela que quand le temps n’avance plus et que j’ai l’impression que la Terre va s’arrêter, je déverrouille mon téléphone et je prend contact avec mes amis ou ma famille. C’est impressionnant comme la vie reprends sa vitesse normale lorsqu’ils commencent à me raconter leur histoire. Etonnant ? Non, finalement, cela me permet juste de me rappeler que la vie continue où qu’elle soit. La solitude nous coupe du temps et nous enferme dans sa propre dimension. C’est pour cela qu’il faut garder prêt de soi, un bouton qui nous permet de revenir dans cette réalité. 

Phot de Andrew Deslauriers sur Unsplash

Les perceptions et la souffrance

Parfois, notre vision est erronée par des habitudes et des croyances. 

Certains, depuis petit, sont conditionné à être toujours entouré. D’autres ont appris à grandir sans être accompagné. 

Deux visions complètement différentes avec un parcours qui ne se ressemblent pas, mais qui ont un point commun : la perception. 

Maintenant, imaginons que les deux personnes échangent leur situation. Le solitaire est inséré dans un groupe et la personne qui vie en groupe doit vivre seul. Le premier n’aura pas les clés de communication qui lui permettront de créer la même atmosphère de travail que la personne qu’il remplace. La volonté de repartir vite dans son monde se fera ressentir. L’autre connaîtra certainement la même envie, dû à cette situation qu’il ne supporte pas. Vivre seul demande une volonté et une organisation de fer. 

Sauf si, les deux personnes trouvent un objectif plus grand qu’eux, qui leur permettrait d’avancer sans pour autant se laisser manger par la peur de ne pas améliorer la situation.

Lorsque je me suis retrouvé seul, la déprime ne voulait pas me laisser vivre. Alors, j’ai compris que je devais continuer d’avancer avec d’autres objectifs, d’autres moyens de rythmer ma vie. Donc, j’ai commencé à ressortir les livres poussiéreux du grenier et j’ai recommencé à étudier. En quelques mois, j’ai senti une différence dans ma vie de tout les jours. Je me sentais mieux même si la solitude me collait encore. Le seul élément que j’ai fait évolué a été : ma vision. J’ai commencé à écrire et à construire un site qui répondrait aux questions qui se sont présenté lors de mon expédition dans ce triste tunnel. 

Photo de Chetan Menaria sur Unsplash

Un chemin qui se partage dans la solitude

Donc lors de notre longue et courte existence, le fait d’apprendre à connaître la solitude et de s’en nourrir, nous permet d’apprécier d’avantage la vie et ses plaisirs en compagnie. Pour cela il n’y a rien de plus simple. Une seule chose doit être retenu : Un projet = une vie

Pour être épanoui, il faut trouver son but et avancer seul ou accompagner. 

Je le rappelle, l’alcool et les drogues ne sont pas une fin en soi, ils la précipitent. 

Au contraire, la réflexion et les recherches guident vers une vie riches, remplis d’abondance. Il faut juste trouver ce qui nous correspond et y aller à fond.

2 thoughts on “La solitude et son pouvoir

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