L’argent et Edouard aux mains plombées

Un jour en me levant, il faisait beau et bien chaud, je me suis dit « ça y est, je suis indépendant ! » . On était en été et j’habitais encore chez mes parents. Je ne gagnais à ce moment-là pas beaucoup d’argent, j’étais encore en formation pour rentrer à la SNCF. Alors ce jour-là, heureux de cette soit disante prise de conscience, je suis sorti de ma chambre, le sourire aux lèvres et le cœur rempli de joie. Quelques mois plus tard, la douche froide.

J’utilisais mon argent à cette époque pour me payer deux trois bricoles par mois et pour remplir la voiture d’essence afin d’aller voir ma copine du moment ainsi que pour me rendre à mes matchs de handball. L’argent n’était pas jeté par la fenêtre et je croyais que ça allait continuer comme cela. Une fausse croyance, tu t’imagines bien. 

Puis l’idée nous vient avec celle qui partageait mon temps, de devenir pleinement adulte en prenant un appartement. L’idée était cool et on s’est empressé de regarder les annonces. On a trouvé un appartement qui nous correspondait. On emménage avec nos animaux, accroche toi bien, trois lapins et trois chats. Rêveur et peu conscient de la réalité de ces responsabilités, on a commencé à se comporter comme tel sans savoir ce qui nous attendait. 

Les mois défilèrent et les tentations également. Films de location, mal bouffe, achat compulsif de fringue, essence, gadget a utilisation unique, loyer à payer, prévision de la taxe d’habitation, impôts etc.  

La voiture, je te condamne comme responsable !

A savoir que je travaillais à Mulhouse et qu’on habitait Sélestat. Je devis donc me lever à 4 heure du matin une semaine sur deux. Certaines fois, les trajets étaient, comment dire, « hardcore ». 140 kilomètres aller/retour fois 5, 700 kilomètre en une semaine, bim ! Heureusement, on faisait du covoiturage avec les collèges, ce qui réduisait légèrement la note. Bref, le salaire rentrait, mais disparaissait de façon magistrale.

A vrai dire, ma maturité enfantine face à ces problèmes m’ont conduit à cette fin déjà programmer. Une forme de prophétie autoréalisatrice. 

Des cadeaux tombaient lors de certaines fêtes, le moral remontait. Cependant, lorsque tu n’as pas beaucoup d’argent et une mauvaise éducation financière, l’envie de dépenser ce que tu as est très forte. D’autant plus que la voiture est un luxe à porter de chaque pauvre qui veut rester pauvre. J’ai encore cette voiture et elle est super (307 Sw 1.6) mais comme toute les voitures qui font des kilomètres (30 000 Km en un an) elle demande beaucoup d’attention. Un vrai bébé, je vous jure.

Bref, il faut bien un responsable et c’est toi que je condamne.

Apprendre à gérer son argent

Bon ok, c’est injuste de ma part d’attaquer cette voiture. A l’époque, je pensais que tout passait, tant que tu as la volonté. Malheureusement, c’est mon sommeil qui a pris un sacré coup. A peine le mois était entamé que j’attendais déjà la paye du mois suivant. Ce qui m’a valut de finir avec les mains plombées.

Le jour où j’ai définitivement plus rien eu sur mon compte, j’ai décidé de me bouger le cul. Alors j’ai commencé à me former sur divers sujets utiles à la vie courante. Mes comptes y sont passés.

Pour cela, j’ai lut « Père riche, père pauvre » de Robert Kiyosaki et également « L’homme le plus riche de Babylone » de Georges L. Clason  Donc dans cette article, je vais partager comment ces livres ont changé mes finances.

Conséquences

Juste avant ça, je vais te dire comment l’expérience c’est terminée. 

A savoir que sur la durée, ce que l’on croit parfois être une bonne idée, peut se révéler comme être le contraire. 

Exemple : kilomètres, fatigue, manque d’argent, immaturité et entêtement m’ont conduit à la rupture de mon couple et à une grosse remise en question.

Un porte-monnaie en bonne santé est un porte-monnaie que l’on connait

Première chose, j’ai dû mettre mon nez dans la comptabilité de mes revenus.

Rentrée d’argent :

– Juste le salaire.

Les dépenses inutiles : 

– des abonnements que je n’utilisais plus, comme une salle de sport que je payais à l’époque pour me donner bonne conscience.

– des assurances trop chères

– les cigarettes

– les habits de mauvaise qualité

Les dépenses à réduire :

– un loyer excessif pour ma bourse

– « tu travailles pour rembourser la voiture que je venais d’acheter » Orelson

– l’essence (mon ennemi)

– l’alcool 

Des crédits qui t'enrichissent sans profit

Deuxième chose. Je mets un point d’honneur à rembourser le crédit que j’ai sur le dos. Comment être libre financièrement si tu dois des sous à quelqu’un ? Alors le banquier après avoir été le « responsable de ma galère », peut devenir un collaborateur qui finira par m’enrichir si je respecte ses recommandations – une histoire de perceptions à ce qu’on m’a dit. Notamment celle de finir de payer ton crédit avant d’investir. 

Paye toi avant d’être payer

Troisièmement. Important. Si tu veux pouvoir un jour être dans le positif, il va falloir mettre 10 % de ton salaire à l’abri de ton pire fléau. Toi-même. Apprends à mettre chaque mois une partie de ton salaire de côté pour pouvoir en économiser une partie. Mets un réveil ou inscris-le sur ton emploi du temps ou encore fais un virement automatique. Tu n’as pas d’excuse pour ne pas le faire à part le poil dans la main que tu as. Donc si tu ne veux pas faire comme moi et finir avec les mains plombées, fais-le !

Forme toi à investir

Quatrièmement. L’argent sur un livret A ou sur un compte en banque sert à payer tes courses, mais pas à pouvoir créer de la richesse. Il y a plein de façon pour que l’argent se multiplie et ce n’est pas si compliqué si on est prêt à investir dans une formation. Tu perdras davantage d’argent à t’entêter à penser que tu sais alors que ce n’est pas vrai. J’en ai fait les frais perso. 

Vaut mieux prévenir que guérir

Cinquièmement. Ne cherches pas à investir sans réflexion. Si tu te lances sans faire de plan bien réfléchi sur quoi et comment, tu finiras sans un sou. C’est pour cela que le point précédent est important. 

Conclusion

Il y a des erreurs communes facilement rectifiable si on connait les bons principes. Aujourd’hui, j’habite Mulhouse et ma voiture est à l’arrêt, la plus grande partie de la semaine. Mes achats sont réfléchis et je me forme pour ne plus être en galère. 10 % de mon salaire est mis de côté et 10 % de mon salaire est consacré à ma formation. Je donne ce que je peux aux personnes qui en ont également besoin. Bref, petit à petit le vent tourne et de nouvelles perspectives s’ouvrent grâce à ces efforts. Maintenant, c’est à toi de jouer.

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