La peur, un monstre à adopter

Dans ce monde où chacun veut se trouver sous la lumière des projecteurs, personne ne souhaite rester dans l’obscurité. Tout le monde cherche un peu de lumière pour éclairer son chemin et atteindre ses objectifs. Cependant, inéluctablement, la nuit finit par tomber. En peu de temps, de belles soirées étoilées peuvent se transformer en cauchemar. Il suffit qu’une croyance mal établie surgisse et nous paralyse face à un danger, une situation ou une personne… Dans cet article, je vais vous parler des différents types de peurs ; peurs qui sont pour la plupart quotidiennes. Les nommer, y mettre des mots, c’est un premier pas pour combattre la peur.

« Connais-toi, connais ton adversaire, et cent batailles ne te mettront pas en danger. Si tu ne connais pas ton adversaire et que tu te connais, pour chaque victoire, une défaite. Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu. »

Sun Tzu, L’Art de la Guerre

1 Les masques de la peurs

La peur prend bien des formes et se fait un plaisir d’évoluer comme bon lui semble en fonction de ce qu’on rencontre dans la vie. Un jour, elle peut être une ombre ; un autre, un bruit — ou encore un simple regard. Ce que j’ai appris du livre Réfléchissez et devenez riche de Napoléon Hill, c’est qu’en matière de peur, il existe 6 grandes familles. Bien évidemment, je ne parle pas des phobies, qui sont, si on en croit Wikipédia : « des peurs démesurées et dépendant d’un ressenti plutôt que de causes rationnelles, d’un objet ou d’une situation précise. »

Les 6 familles de peurs

Peur de la pauvreté :

 L’indifférence à la richesse, l’indécision, le doute, l’ennui, l’excès de prudence et la procrastination sont les outils de cette terreur.

Peur de la critique :

Ce monstre-ci utilise le manque d’assurance , le manque d’équilibre, le manque de personnalité, le complexe d’infériorité, la prodigalité et le manque d’initiative.

Peur de la maladie :

Ce virus-là est armé de l’autosuggestion, l’hypocondrie, l’indolence, la susceptibilité, la manie de se dorloter, l’intempérance ainsi que du souci.

Peur de perdre la source de son amour :

La jalousie, la critique et le jeu amuseront cette peur.

Peur de la vieillesse :

Celle-ci se nourrira grâce à un vieillissement prématuré, lorsque l’on demande à excuser pour son âge, en tuant toute initiative ou en se déguisant en jeune homme ou femme.

Peur de la mort :

Pour finir la meilleur, elle se nourri de vos pensés qui seront dirigés dans sa direction. Mais elle fait également des combos, elle s’associe avec la peur de la pauvreté pour vous pousser à croire que vous ne serez pas toujours présent pour subvenir au besoin de vos proches et vous même; à la maladie, pour pour vous conduire tout droit à la folie.

Source: Napoléon HILL, Réfléchissez et devenez riche pp.194-209. 

Voici son chemin pour te rendre visite lorsque tu sors de ta zone de confort :

  • L’Indécision;
  • Le Doute ;
  • et bien sûr : la Peur.

Il faut que tu comprennes que pour sortir de ta zone de confort, il va falloir que tu te prépares à t’y frotter. Pour affronter ces peurs, il va falloir gagner en confiance ; et pour gagner en confiance, rien de mieux que de les nommer pour connaître son adversaire.


2 Un mécanisme routinier

L’origine de cette émotion est le sentiment d’hésitation qu’on éprouve face à une situation qui met dans le doute, une situation hautement incertaine. Quoi qu’il arrive la peur est toujours le résultat de l’enchaînement : 

 

HESITATION – DOUTE – PEUR

 

Exemple : 

Roméo, après une note médiocre à son examen de math, souhaite renouer le contact avec Juliette — fille qu’il courtise par ailleurs. Etant conscient de son dernier pétage de câble qu’il a eu devant la classe, il cherche avant tout à changer l’image qu’elle porte sur lui. Cependant, pas très courageux, il n’ose pas aller la voir directement. Il décide alors d’attendre que le hasard provoque une rencontre. Les jours passent, et il attend patiemment, en s’imaginant tous les scénarios possibles. 

Puis le fameux jour arrive : entre deux cours, alors qu’il cherche dans son casier des cahiers pour le cours suivant, il voit Juliette seul dans son petit coin en train de pianoter sur son téléphone. Assise sur un banc, elle a l’air plutôt de bonne humeur. Enfin la situation qu’il attendait tellement ! Le regard pétillant, il fait le premier pas en sa direction ; mais soudain, une pensée lui traverse l’esprit : Est-ce que je dois y aller ? L’hésitation le frappe avec la violence de la foudre. Son visage change de couleur, l’excitation laisse place au doute. Petit à petit, la peur l’envahit. Incapable de maîtriser cette émotion qu’il s’inflige lui-même, il décide de ne pas faire le deuxième pas et s’arrête net. La boule au ventre, le coeur battant, la main tremblante, il est paralysé. Une seule pensée a suffi pour remettre en question tout ce dont il rêvait.

Morale de l’histoire : Face à la peur une seule chose fonctionne vraiment : Le courage de l’affronter. 

Pour pouvoir rester stable sur ce chemin sombre et sinueux, voici quelques conseils que j’applique lorsque la peur m’envahit, quelques pensées me permettent de retrouver la paix :

• La peur est une occasion de s’enrichir : Ce que je veux dire, c’est que la peur est un frein qui nous empêche d’aller de l’avant, comme dans l’exemple ci-dessus. Si Roméo était allé voir cette fille, il aurait eu la chance de vivre une nouvelle expérience qui l’aurait sans doute enrichi. Qu’il réussisse ou non son coup avec Juliette, il aurait pu tout simplement apprendre de quoi il était capable.

• Accepter le fait d’avoir peur : Il suffit parfois d’être un peu surpris, il suffit parfois d’un moment d’égarement pour que la peur se déclenche. Le plus important n’est pas la cause de cette peur mais la façon dont on la gère.

• Se focaliser sur les gains : Derrière chaque peur, il y a quelque chose à gagner. Ce n’est pas toujours évident aux premiers abords, mais c’est vrai. Puisque la peur est une entrave, la surmonter, c’est retrouver sa liberté. C’est redevenir libre d’être ce que l’on est vraiment, c’est mettre fin à cette souffrance que la peur a créé. En bref, c’est retrouver la paix.

À savoir : Le subconscient est notre programme interne par défaut, dont les mises à jour sont très longues à installer. Or les pensées qu’on peut avoir tout au long de la journée influent constamment sur ce programme interne. C’est comme si notre cerveau était en mise à jour permanente. Un moyen de lutter contre la peur est de programmer son cerveau à penser de façon positive. D’ailleurs, je tiens à préciser que ce principe n’est pas sorti d’un monde utopique (je le précise pour les sceptiques à la critique facile), mais plutôt de la dynamique créé par un cercle vertueux : plus on aura de pensées basées sur une vision positive des choses, plus on arrivera à créer un monde réel qui s’en rapproche. Au revoir la peur, bonjour le bonheur !

3 La force du nombre

Lorsque la nuit tombe, lorsque l’obscurité étouffe la lumière et nous laisse seul face à nos démons, il faut une force de mille hommes pour retrouver son chemin. La peur aime diviser pour mieux régner. Elle tire sa force de nos faiblesses et de nos mauvaises croyances. Elle se régale à nous voir sombrer dans le chagrin et les angoisses qu’elle nous impose par sa seule présence. Alors comment faire face à ce monstre qui aime nous tirer dans une agonie solitaire?
L’amour

Peut-être que les sceptiques me diront : « Tu es trop sentimental, arrête tes conneries, l’amour n’a jamais sauvé personne ! » Si tu fais parti de ceux-là, je te répondrai que tu as tort, et que tu ne sais pas ce qu’est l’amour. Des tout les émotions que l’homme peut ressentir, l’amour est la plus puissante. Si tu es encore sceptique, je te dirais qu’un enfant qui naît dans une famille aimante aura plus de chance de réussir dans la vie malgré les galères, qu’un enfant qui n’a connu que la peur.

Mais il n’a pas que cet amour-là : l’amour d’un ami cher ou celui d’une femme qui nous aime et qu’on aime en retour, fonctionnent de la même façon.

Pourquoi est-ce que l’amitié, la famille ou nos animaux de compagnie peuvent nous transmettent cette force-là ? me diras-tu. Voici le point suivant :

La foi
Lorsqu’on comprend que la peur se nourrit des croyances les plus sombres de notre être, on peut également comprendre que changer ses croyances négatives en croyances plus positives peut casser le pouvoir qu’elle exerce sur nous. Croire en quelque chose qui nous dépasse comme l’amour nous permet, dans les moments les plus sombres de notre vie, de nous surpasser. Pourquoi ? Simplement parce qu’on ne le fera pas pour nous mais pour tous ceux qui croient en nous. Nous sommes les bâtisseurs de nos mondes mais le monde ne nous appartient pas. Le comprendre, c’est ne plus se complaire dans sa petitesse mais avancer pour devenir plus grand. Ainsi, on pourra voir le soleil qui se cache derrière les orages, voir que dans les cyclones, l’œil est d’un calme assourdissant, et être sûr qu’après la crue, le fleuve finit toujous par regagner son lit.

À retenir : Seuls, nous sommes fragiles. Ensemble, nous sommes fort. Lorsque la peur t’envahit, n’oublie pas ceux qui croient en toi et bats-toi pour eux.

Conclusion

La peur se cache dans l’obscurité pour une seule raison : c’est l’endroit d’où elle tire sa force. Elle opère toujours de la même façon : Hésitation, Doute, et pour finir elle-même. Mais elle n’est pas une fin en soi. Elle a des failles qui ne sont visible que par ceux qui croient que tout est possible. Donc commence à t’y mettre avant qu’elle ne vienne te dévorer.

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